Épreuves de Repérage des Troubles du Langage et des Apprentissages utilisables lors du bilan médical de l’enfant de 6 ans.

Pourquoi examiner le langage et les apprentissages à 5 ans 1/2 et 6 ans ?

Avant 6 ans, les enfants qui présentent des pathologies lourdes sont le plus souvent identifiés et orientés. ERTLA6 a été élaboré à la demande et avec des médecins pédiatres et de santé scolaire qui ressentaient le besoin de disposer d’un outil pour le repérage des difficultés et des troubles d’apprentissage. Il est utilisable lors du bilan des enfants de 6 ans qui ne présentent pas de pathologies lourdes.

Cette demande était tout à fait justifiée compte tenu :

  • de la fréquence de l’échec scolaire : selon une enquête réalisée par les experts de l’European Association for Special Education (Ease), 16 à 24 % des élèves européens ont des besoins éducatifs spéciaux parce qu’ils présentent des difficultés d’apprentissage) ;
  • par la nécessité de reconnaître précocement les facteurs de risque de l’inadaptation scolaire : ces troubles peuvent être compensés et n’être révélés que trop tardivement par des performances insuffisantes ;
  • ainsi que de la nécessité de déterminer l’origine de l’inadaptation pour préciser la spécificité de la ou des prise(s) en charge à proposer et d’optimiser l’efficacité du traitement.

Les atouts d’ERTLA6

Rapide

Une passation ne nécessite que 15 à 20 minutes en moyenne.

Facile de passation

ERTLA6 est construit autour d’une seule image de fête foraine attrayante pour l’enfant et prétexte à proposer 18 épreuves. Celles-ci testent les compétences actuellement admises comme nécessaire aux apprentissages fondamentaux ou les facilitant chez l’enfant.

Une cotation simple

ERTLA6 utilise un code couleur vert ou rouge sans ambiguité lors de la lecture des résultats

Fiable

validité chez plus de 500 enfants, l’étude longitudinale sur 3 ans a montré que ERTLA6 permettait de prédire dès la grande section de maternelle, l’évolution scolaire d’un enfant. Il discrimine les enfants qui présenteront des difficultés ou des troubles d’apprentissage des enfants à évolution normale dans 84% des cas (sensibilité : 79%, spécificité : 87%).

Pour les parents

Les parents sont les principaux interlocuteurs de l’enfant. Il est très important de les informer, les impliquer et les rassurer. Le carnet de langage individuel à remettre aux parents à l’issue du dépistage, vous aide à :

  • Apporter aux parents des informations simples et essentielles sur le développement du langage de leur enfant.
  • Dédramatiser la situation, responsabiliser et motiver les parents pour aller passer l’examen complémentaire et assumer une prise en charge éventuelle, dans le cas où l’enfant est dépisté positivement par ERTL4.
  • Fournir une suite de conseils formant une base simple et durable pour stimuler leur enfant après la / les consultation(s).
  • Orienter vers des spécialistes et des ressources (associations, livres, émissions, sites internet…) dans le cas où les parents voudraient en savoir davantage sur le langage.

Le contenu d’ERTLA6

ERTLA6 Contenu
  • Le livret de consignes pour la passation
  • Un dessin plastifié
  • 30 questionnaires protocoles
  • 40 feuilles de profils
  • 18 tickets de manège
  • Une valisette en plastique

Com-Médic propose également des formations ERTLA6 sur les apprentissages fondamentaux : normalités, difficultés et troubles. Pour plus de renseignements, contactez-nous.

Auteurs

  • Brigitte Roy, Christine Maeder, Agnès Kipffer (orthophonistes)
  • Jean-Paul Blanc (pédiatre)
  • François Alla (médecin épidémiologiste)

Références

  • ALLA F., BLANC J.P., ROY B., MAEDER C., KIPFFER-PIQUARD A., Validation d’ERTLA6 : Épreuves de Repérage des Troubles du Langage et des Apprentissages utilisables lors du bilan médical de l’enfant de 6 ans. Glossa, 2000 ; 74:4-17.
  • LOOS-AVAY C., ROY B., BLANC J.P., APTEL E., MAEDER C., KIPFFER-PIQUARD A., ALLA F., « Validité des Épreuves de Repérage des Troubles du Langage et des Apprentissages utilisables lors du bilan médical de l’enfant de 6 ans – étude prospective », Santé publique ; n° 2 – juin 2005 p. 179 - 190.